Suppression de l’ASS : les conséquences auxquelles s’attendre avec la fin de de dispositif

Dès cette année, le dispositif de l’ASS ne sera plus en vigueur. Voici les conséquences auxquelles s’attendre.

Les personnes au chômage, quel que soit leur âge, ont droit à l’ARE. Il s’agit de l’Allocation de Retour à l’Emploi.

Elle est toutefois limitée dans le temps. Si le bénéficiaire reste longtemps au chômage, il perd ses droits. L’ASS prend alors le relais.

Or, le Premier ministre a récemment annoncé sa suppression. Les conséquences sont là !

ASS : De quoi s’agit –il ? #

L’ASS est une prestation sociale que le gouvernement accorde aux personnes qui ont épuisé leurs droits au chômage. Cette allocation, dénommée Allocation de solidarité spécifique, fonctionne sous certaines conditions. D’abord, pour en bénéficier, il faut être demandeur d’emploi.

De plus, il faut justifier 5 ans d’activité au cours des 10 dernières années suivant la rupture de son contrat.

Et ce, que la personne ait travaillé à temps partiel ou à temps plein. Pour bénéficier des versements de l’ASS, le travailleur devait également respecter certains plafonds de ressources.

Pour rappel, le montant de cette prestation était de 1 8,17 euros par jour pour une personne. Cela représentait une moyenne de 545,10 euros par mois pour chaque allocataire. Par ailleurs, il fallait renouveler le droit à l’ASS tous les 6 mois.

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Mais le 30 janvier, la nouvelle est tombée ! L’ASS disparaît et tous les allocataires passent au RSA ou Revenu de Solidarité Active. Une nouvelle disposition qui va désavantager les 320 000 demandeurs d’emploi bénéficiaires de cette allocation.

Quelles seront les conséquences de ce changement ? #

Sur certains points, le passage de l’ASS au RSA représente un avantage. En effet, le montant du RSA est beaucoup plus élevé que celui de l’ASS. Il correspond à un versement d’environ 600 euros. Cependant, il ne présente pas les mêmes atouts.

En fait, l’ASS a pour objectif principal de soutenir la vie quotidienne des personnes au chômage depuis longtemps. Mais en plus, elle leur permet de jouir de cotisations de retraite gratuites sur leur compte. En effet, par 50 jours d’indemnisation, les chômeurs reçoivent un trimestre, dans la limite de 4 par an.

Mais ce n’est pas tout ! L’ASS permet également de cumuler des points de retraite. Notamment sur le régime complémentaires de l’ Agirc Arrco. Or, le dispositif RSA qui remplacera cette allocation ne comporte pas ce garant.

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C’est une véritable perte pour les quinquagénaires bénéficiaires, qui représentent 57 % des allocataires. Ils ne pourront plus atteindre une retraite à taux plein sans travailler. C’est d’ailleurs l’argument du Premier ministre pour initier cette suppression. Selon lui, l’ASS « permet, sans travailler, de valider des trimestres », alors que « la retraite doit être le fruit du travail… ».

Suppression de l’ASS : Le département s’exprime #

Il faut rappeler que l’attribution de l’ASS relevait principalement de la responsabilité de l’Etat. Mais avec cette nouvelle mesure, elle sera désormais à la charge du département.

Ce dernier a d’ailleurs déclaré avoir « appris avec stupéfaction le transfert sans la moindre concertation ».

Par ailleurs, avant sa suppression, l’ASS comptait 32 190 allocataires. Ceux-ci viendront donc s’ajouter au nombre de bénéficiaires du RSA. Cela représentera en outre une augmentation des dépenses d’environ 2,1 milliards d’euros pour les départements.

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