Bonus CAF (AAH à la loupe) : qui sont les bénéficiaires concernés par cet avantage supplémentaire

L'allocation aux adultes handicapés (AAH), créée en 1975, vise à offrir un revenu mensuel minimum aux personnes ne pouvant exercer une activité professionnelle.

Cette allocation est versée par la Caisse des Allocations Familiales (CAF) aux personnes ayant besoin de soutien financier en raison de leur incapacité à travailler. Récemment, les bénéficiaires de l’AAH ont été nombreux à se demander s’ils seront concernés par cette fameuse « bonus CAF » mis en place par le gouvernement.

Zoom sur la législation entourant l’AAH #

En octobre dernier, un député a interrogé le ministre de l’Économie et des Finances sur une éventuelle augmentation des plafonds concernant ces aides financières. La question soulevée était de savoir si le bonus CAF serait appliqué aux allocations pour adultes handicapés déjà en vigueur depuis plusieurs décennies.

Le secrétaire du secteur de la sécurité sociale de la Confédération française démocratique du travail, Guillaume Danard, affirme que lors de la mise en œuvre de la « déconjugalisation » de l’AAH, aucune personne bénéficiant de cette aide avant le 1er octobre dernier n’a été pénalisée.

À lire Réforme imminente (retraite en jeu) : pension de réversion et trimestres pour enfant sur la sellette

Les critères d’attribution de ce bonus CAF

D’autres discussions législatives ont également alimenté les débats, notamment la loi sur le plein emploi adoptée par les Républicains et les membres du parti majoritaire. Celle-ci prévoit des dispositions qui pourraient remettre en cause le versement automatique du bonus CAF à certains bénéficiaires de l’AAH.

Cependant, il est intéressant de noter que ce bonus n’est pas systématiquement attribué à toutes les personnes percevant des allocations destinées aux adultes handicapés. En effet, la CAF procède à une revalorisation annuelle des barèmes de certaines prestations sociales, dont l’AAH.

Les conditions d’éligibilité au bonus CAF #

Pour prétendre au bonus CAF, plusieurs critères doivent être remplis :

– Être bénéficiaire d’une allocation de la CAF,

À lire Astuces infaillibles (sauvetage retraite) : boostez le montant de votre pension dès maintenant

– Ne pas dépasser un certain plafond de ressources fixé par la législation,

– Disposer d’un titre de séjour valide si vous n’êtes pas français.

De plus, il faut savoir que cette prime concerne principalement les personnes touchées par une incapacité permanente d’au moins 50%. Elle peut aussi concerner les personnes ayant un taux d’incapacité compris entre 30% et 49%, si celles-ci rencontrent des difficultés sérieuses pour trouver un emploi en raison de leur handicap.

L’effet du bonus CAF sur la situation des bénéficiaires

D’après une étude menée, plus un bénéficiaire reste longtemps au sein du dispositif de revenu de solidarité active (RSA), moins il a de chances d’en sortir. C’est une donnée inquiétante car cela montre que les personnes aidées par la CAF ont de plus en plus de difficultés à reprendre une activité professionnelle et à être autonomes financièrement.

À lire Retraite Agirc-Arrco : voici la revalorisation de votre pension (étapes clés)

En revanche, l’ajout du bonus CAF permettrait d’alléger certaines charges pour ces publics fragilisés et leur donnerait un coup de pouce non négligeable pour améliorer leurs conditions de vie.

La polémique autour du bonus CAF #

Depuis son annonce, le bonus CAF suscite des réactions partagées de la part des associations qui défendent les droits des personnes handicapées, mais aussi des acteurs politiques et des citoyens.

Certains accusent le gouvernement de vouloir mettre en place un système discriminatoire visant uniquement à favoriser certains bénéficiaires bien ciblés, et dénoncent l’absence de concertation avec les organisations représentatives des adultes handicapés concernés par cette aide.

Malgré les nombreuses contestations, on ne peut nier que ce bonus CAF soit perçu comme une avancée positive pour les personnes handicapées, puisqu’il vise à atténuer la précarité dont elles peuvent souffrir quotidiennement.

À lire Modèle britannique (retraite prolongée) : travailler jusqu’à 71 ans, une nécessité pour sauver le système