PER individuel : comment choisir le meilleur plan épargne retraite en 2026

Le plan épargne retraite individuel (PER) est devenu un outil incontournable pour préparer sa fin de carrière. Depuis la loi PACTE de 2019, ce dispositif a remplacé les anciens PERP et Madelin, offrant plus de souplesse et des avantages fiscaux significatifs. En 2026, les offres se multiplient et les frais baissent. Voici comment faire le bon choix.

PER bancaire ou PER assurance : quelle différence ? #

Il existe deux grandes familles de PER individuels. Le PER bancaire, aussi appelé PER compte-titres, est proposé par les banques et les courtiers en ligne. Il fonctionne comme un compte-titres classique : vous investissez dans des fonds (ETF, OPCVM, actions) avec une grande liberté de gestion. Les frais sont généralement plus bas, souvent inférieurs à 0,5 % par an.

Le PER assurance, proposé par les compagnies d’assurance et les mutuelles, fonctionne comme un contrat d’assurance-vie. Il offre l’accès au fonds en euros (capital garanti) en plus des unités de compte. L’avantage : la sécurité du fonds euros pour la partie prudente de votre épargne. L’inconvénient : des frais souvent plus élevés, notamment les frais sur versement qui peuvent atteindre 2 à 4 % chez les réseaux bancaires traditionnels.

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En 2026, la tendance est clairement au PER en ligne à frais réduits. Les acteurs comme Linxea, Boursorama ou Yomoni proposent des PER sans frais d’entrée, avec des frais de gestion annuels autour de 0,5 à 0,6 %. Sur une épargne de 50 000 euros et 20 ans de capitalisation, la différence de frais entre un PER bancaire traditionnel et un PER en ligne peut représenter plus de 15 000 euros.

L’avantage fiscal : un levier puissant mais pas universel #

Le principal atout du PER reste la déductibilité fiscale des versements. Chaque euro versé sur votre PER est déductible de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. En 2026, ce plafond est fixé à 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, avec un minimum de 4 399 euros et un maximum de 35 194 euros.

Pour un contribuable imposé à 30 %, un versement de 5 000 euros sur son PER lui fait économiser 1 500 euros d’impôt. À 41 %, l’économie monte à 2 050 euros. Le PER est donc d’autant plus intéressant que votre tranche marginale d’imposition est élevée.

Attention toutefois : cette déduction n’est qu’un report d’imposition. À la sortie, votre épargne sera imposée selon votre tranche marginale du moment. Le PER est donc optimal si vous êtes fortement imposé pendant votre vie active et moins à la retraite. Si vos revenus sont stables, l’avantage fiscal s’annule en grande partie.

La gestion pilotée : le choix par défaut qui a du sens #

Par défaut, le PER est géré en gestion pilotée à horizon. Votre épargne est investie de manière dynamique quand vous êtes loin de la retraite, puis progressivement sécurisée à mesure que la date approche. Si vous êtes à 25 ans de la retraite, environ 70 à 80 % de votre PER sera en actions. À 5 ans du départ, cette proportion descend à 20-30 %.

Pour les investisseurs avertis, la gestion libre permet de sélectionner soi-même ses supports. Privilégiez les ETF qui répliquent les grands indices mondiaux : un ETF MSCI World à 0,2 % de frais annuels fera mieux que la plupart des fonds actifs sur 20 ans.

Sortie en capital ou en rente : un choix déterminant #

Contrairement aux anciens PERP, le PER permet de sortir en capital à 100 %. Vous pouvez récupérer toute votre épargne en une ou plusieurs fois au moment de la retraite. La sortie en rente viagère reste une option pour ceux qui veulent un revenu garanti à vie. À 65 ans, comptez environ 3,5 à 4 % de taux de conversion.

Une stratégie mixte est souvent la plus judicieuse : sortir une partie en capital pour les besoins immédiats, et convertir le reste en rente pour sécuriser un revenu complémentaire.

Les critères pour bien choisir son PER #

Comparez d’abord les frais : frais sur versement (visez 0 %), frais de gestion annuels (visez moins de 0,6 %), frais d’arbitrage et frais de transfert. Vérifiez ensuite la qualité des supports d’investissement proposés. L’ergonomie de l’espace client et la qualité du service après-vente comptent aussi. Un PER, c’est un engagement de 20 à 40 ans.

Enfin, vérifiez les conditions de transfert : depuis 2019, vous pouvez transférer votre PER d’un établissement à un autre. Après 5 ans de détention, le transfert est gratuit. Le PER individuel est un excellent outil de préparation à la retraite, à condition de bien le choisir et de l’alimenter régulièrement. Plus vous commencez tôt, plus l’effet des intérêts composés joue en votre faveur.